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19 octobre 2010

La préparation des olives vertes

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Pour tous ceux qui ont des oliviers dans leur jardin, il est encore temps de penser à récolter les olives qui seront préparées et laissées dans une saumure salée.

Il existe plusieurs façons de préparer les olives afin de leur ôter toute amertume (telles quelles, elles sont immangeables) Certains les cassent et les mettent dans l'eau qu'ils changent régulièrement pendant au moins  3 semaines, d'autres utilisent  la cendre de bois(même poids de cendre que d'olives, on porte à ébullition la cendre et l'eau puis on laisse refroidir avant d'y mettre les olives)   d'autres encore,  laissent ces fruits dans des bocaux avec seulement du sel, mais ces olives- là ne seront consommables qu'au bout d'une année alors ce n'est pas une recette pour gens pressés!

j'ai toujours utilisé la méthode qui consiste à faire tremper les olives dans un bain d'eau additionnée de lessive de soude, il faut bien respecter les proportions ( 1l de lessive de soude pour 10l d'eau)  puis rincer plusieurs fois les fruits après coup quand le trempage est terminé. Mais cette année, j'ai essayé la méthode la plus naturelle qui soit : j'ai mis les olives dans un grand bac rempli d'eau et je change l'eau tous les jours.

Quand toute amertume aura disparu, je préparerai une saumure où elles resteront. Pour cette préparation, il faut  50 gr de sel par l d'eau (faire bouillir puis laisser refroidir) . J'y ajoute du thym et des feuilles de laurier-sauce  pour le goût.

14 octobre 2010

Le sédum spectabile en bouquet d'automne

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Cette variété de sédum que j'ai obtenue il y a quelques années en participant à un troc plante, ne m'a jamais déçue. D'abord son feuillage vert bleuté est agréable à l'oeil et puis sa floraison rose est intéressante car elle intervient en fin d'été et se prolonge jusqu'à la Toussaint . En ce moment, mon sédum ressemble à un énorme bouquet de fleurs!

L'hiver la plante reste sous une avancée de toit ce qui abrite quelque peu le système racinaire car pour ce qui est de la partie aérienne, elle disparait à partir du mois de décembre pour revenir en force dés les beaux jours.

Les soins? Alors là, je crois qu'on peut difficilement trouver une plante plus facile à vivre car elle se contente du minimum. Bien sûr elle est installée au sud et profite d'un bon ensolellement, c'est son emplacement favori. Je l'arrose un peu en été mais elle possède une très bonne résistance à la sècheresse et supporte parfaitement les oublis même prolongés.

Pas de maladie, pas de parasite, pas d'absolue nécessité de rempotage, une multiplication facile par boutures mises directement dans un mélange de terre et de sable : ça c'est un sédum qui à tout pour plaire.

 

08 octobre 2010

Du violet et du mauve au jardin

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Le violet est une couleur qui ne laisse pas indifférent, certains l'aiment beaucoup, d'autres la détestent et l'évitent soigneusement. Associée au deuil, à la solitude, elle rebute certainement par ce simple aspect symbolique et pourtant elle offre une palette de nuances qui peut trouver sa place aussi bien dans la maison que dans le jardin.

Justement, en ce moment les fleurs violettes sont nombreuses et elles jouent avec tous les tons que présente ce coloris. Les solanums relèvent la couleur de leurs pétales en se permettant un beau coeur jaune, les pétunias sont toujours là et vont du violet le plus foncé au mauve clair, les ipomées continuent à fleurir les barrières de leurs couleurs éclatantes, quant aux verveines, elles forment un harmonieux mélange de violet pur et de bleu-mauve qui les rend irrésistibles. Et je n'oublie pas bien sûr mes chouchous, les fuchsias ni les magnifiques tibouchinas, ni les jolies pensées ...mais il y a beaucoup de plantes dont les fleurs portent cette couleur, vous les rencontrerez très certainement .

Ne négligez pas le violet, il vaut la peine d'être à l'honneur et puis il parait qu'il prête  à la méditation alors installez-vous au jardin, regardez vos fleurs et laissez vagabonder vos pensées!

 

04 octobre 2010

Visite surprise...

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Un sautillement sur mon oreiller m'a réveillée en sursaut : une sauterelle verte s'était  invitée pour la nuit ! A vrai dire elle n'a pas eu l'air d'apprécier le fait d'être enfermée avec moi et c'était réciproque, j'ai donc tenté de l'attraper afin de la remettre dans le jardin. La petite bête ne s'est pas laissée  approcher comme ça, elle a bondi d'un côté, de l'autre, s'est positionnée en haut du mur, attendant que je sois près d'elle pour prendre son élan et aller se poser ailleurs. Pas facile, pas facile  de chasser la sauterelle à 3h du matin!

En désespoir de cause, lassée de gesticuler mais ne voulant pas dormir avec cette petite bête dans la chambre, j'ai jeté un voilage sur elle et c'est ainsi que je l'ai eue, il a ensuite suffit que je secoue le tissu dehors pour qu'elle s'en échappe et reparte en quelques bonds retrouver la fraîcheur du jardin.

Ce matin en ouvrant les volets j'en ai repéré une près de la terrasse, est-ce elle qui m'a tenue éveillée une partie de la nuit ?

Allez-donc savoir, elles se ressemblent toutes!

29 septembre 2010

Pas un été sans ipomées!

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J'en sème chaque printemps au pied d'une barrière qu'elles se dépêchent de recouvrir et qu'elles agrémentent de leur jolie floraison. Les graines portées par le vent ou les oiseaux choisissent parfois des endroit insolites pour pousser et c'est ainsi que cette année j'ai des ipomées qui sont parties à l'assaut d'un laurier-rose. Ma foi, le rose pâle de ce dernier se marie bien au violet profond de ces ipomées voyageuses.

Regardez-les au petit matin quand leurs pétales soyeux jouent avec la lumière solaire, c'est tout simplement magnifique! Le décor qu'elles offrent dure quelques mois et se prolonge jusqu'à l'arrivée des premiers frimas , c'est un atout que j'apprécie tout particulièrement.

Floraison colorée et abondante, développement ultra rapide, cette grimpante qui n'a pas besoin qu'on l'aide pour s'élever est un sujet précieux au jardin et je ne saurai passer un été sans la voir s'épanouir ici. Voilà pourquoi je ramasse régulièrement les graines que je garde dans une petite boîte où elles attendront patiemment le mois d'avril. A faire les journées ensoleillées pour que les graines soient bien sèches sinon elles ne se conserveront pas.

 

 

16 septembre 2010

Cochenilles sur les agrumes

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Pauvre oranger! L'année dernière il avait été sévèrement attaqué par des cochenilles à carapaces brunes qui, bien installées, avaient éte difficiles à éradiquer. Cette année, ce sont les cochenilles à blanches qui sont présentes, la lutte ne va pas être commode car elles sont nombreuses. La chaleur leur convient et les fourmis qui aiment venir récupérer le miellat qu'elles émettent, les protègent de leurs prédateurs naturels. Ceux-ci telle la coccinelle sont sensibles aux insecticides, il est donc préférable de ne pas les employer. Reste la solution de nettoyer régulièrement les branches et les feuilles en enlevant toutes les cochenilles qu'on y découvre. c'est ce que j'ai fait en m'armant de carrés de sopalin imbibés d'alcool.  Ce n'est pas très agréable à faire et il faut souvent changer le papier absorbant . Et après? L'an passé j'avais essayé avec succès de pulvériser une huile minérale sur ces parasites, cette année je vais préparer un mélange qu'on m'a recommandé et dont voici la recette : dans 1l d'eau il faut mélanger  c à café de savon noir, 1 c à café d'alcool à brûler et une c à café d'huile de soja. On remue bien le tout et on pulvérise au moins 2 fois.

C'est simple, sans danger pour le reste de la faune et ça ne coûte pas grand chose alors ....je teste et je vous en reparle!

 

14 septembre 2010

Des impatiens "walleriana"pour une longue floraison

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Chaque année au printemps je craque pour ces plantes dont j'aime particulièrement la floraison abondante.  Rouges, orange, roses, blanches, mauves...à pétales de couleur unie ou panachée, aux fleurs  simples ou doubles, elles me plaisent toutes! Je les achète en petits godets vendus par 6 ou 10 et j'en rempli mes jardinières, en se développant elles forment un ensemble compact et bien fleuri. Faciles à vivre? oui mais il faut veiller à ne pas les installer en plein soleil car elles préfèrent l'ombre ou à la rigueur la mi-ombre . Et puis il faut leur donner suffisamment d'eau sinon elles montrent leur mécontentement en s'affaissant et en ratatinant feuilles et fleurs.

Leurs tiges sont fragiles, elles se brisent au moindre choc mais telle que vous me connaissez, vous vous doutez bien que j'en profite pour bouturer ce qui est coupé! Les petites tiges s'enracinent très facilement dans un verre d'eau il faut juste attendre un petit peu que la coupure sèche avant de mettre la bouture dans l'eau.

Et après? Quand les racines sont bien développées, il suffit de planter la nouvelle impatiens dans un pot rempli de bon terreau et de l'arroser copieusement , voilà, ce n'est pas bien compliqué!

08 septembre 2010

De la couleur avec les belles de nuit

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Quand je suis arrivée ici il n'y avait aucune belle de nuit dans le jardin. Quelques graines offertes par une voisine amie m'ont permis de combler cette lacune. Au  fil des ans elles se sont ressemées et ont des couleurs plus variées. Chaque année c'est la surprise : les coloris se mélangent et je découvre de nouvelles teintes. Cet été le jaune pâle et le rose fuchsia dominent pour former de larges taches colorées.

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J'aime ces plantes, elles ne demandent aucun soin,  se plaisent partout où on les installe et fleurissent abondamment jusqu'à la fin de l'automne sans qu'il soit besoin d'enlever les fleurs fanées. Quelques arrosages pour celles qui sont éloignées des massifs et le tour est joué. Chaque année elles reviennent en plus grand nombre et les plus anciennes forment des touffes impressionnantes. Ici, les hivers sont doux il n'est pas utile de les protéger mais ailleurs, il faudra penser à étendre une couche de feuilles pour que le gel n'endommage pas les tubercules.

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L'épisode cévenol que nous avons en ce moment ne les a pas épargnées, certaines courbent l'échine et d'autres sont carrément couchées sur le sol détrempé. A la première éclaircie je les relèverai et tenterai de les faire tenir droites en les calant ou en les attachant : du travail en perspective mais si je veux encore profiter de leur floraison je n'ai pas le choix!

 

01 septembre 2010

Bouturons les rhododendrons!

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Je suis revenue d'un petit séjour dans les Pyrénées avec plein de boutures de rhododendrons dans ma valise. Cet arbuste ne se multiplie pas  facilement et  il ne faut pas être pressé car l'enracinement prend parfois plusieurs semaines. Ce n'est pas cela qui risque de me décourager.

Juste avant de partir, j' avais coupé des extrémité de tiges d'une quinzaine de centimètres et j' avais enlevé le maximum de feuilles.  Leur base enroulée  dans du sopalin mouillé (pour leur garder une bonne humidité), et protégée avec en plus une feuille de papier d'alu, elles ont été placées bien à plat dans un sac en plastique. Les boutures ainsi préparées voyagent bien mais il ne faut pas les oublier à l'arrivée!

Et ensuite?  Une fois de retour à la maison, il faut ( sans attendre)  défaire  l'emballage des  petites boutures, retailler les feuilles à leur extrémité, appliquer un peu de poudre d'hormone si on en a, enfoncer chaque petite tige dans un pot rempli de tourbe humide et arroser.

Pour mettre toutes les chances de mon côté, je pratique le bouturage à l'étouffée. Pour cela, je fiche des bouts de bâtons dans le substrat sur le pourtour du pot et je place ce dernier dans un sac plastique transparent que je ferme hermétiquement. Les bâtons sont là pour éviter que les feuilles ne soient en contact avec le plastique. Bien sûr, je laisse le pot bien à l'ombre et je patiente...

Essayez, c'est toujours amusant de préparer quelques boutures et quand en plus on les réussit alors là, c'est super!

 

27 août 2010

Le paysandisia archon. La lutte!

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Ce n'est pas tout d'avoir constaté de visu que cet épouvantable papillon était bien là, maintenant il faut agir ! Mais que faire? Renseignements pris, il parait qu'il existe maintenant quelques pistes pour essayer de lutter contre ce  fléau, mais le combat est difficile car les larves qui grignotent l'intérieur du palmier sont difficiles à atteindre. Bon, j'ai décidé de tenter le tout pour le tout, j'ai commencé par passer un bon moment à enlever le maximun de cocons que j'ai détruits, ce seront autant de papillons en moins qui viendront pondre sur le palmier.

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Avec un peu d'entrainement on les détecte vite, ils suffit de repérer les trous dans les  pétioles coupés, les cocons prêts à laisser partir leur hôte sont juste là. Mais bien sûr cela ne concerne malheureusement qu'une minorité de sujets et ce sont  ceux qui arrivent à la fin du stade larvaire. La plupart des larves sont profondément installées dans le palmier et le mangent petit à petit  avant de s'installer dans leur cocon.

Cette étape effectuée, je me suis décidée à utiliser le "palmanem" un produit bio contenant  des millions de petits nématodes. Mélangés à de l'eau et pulvérisés à la couronne, ils pénètrent au coeur du palmier et sont censés détruire les larves en 48 à 72 heures. Pourvu que ce soit efficace !   Comme je veux mettre toutes les chances de mon côté , j'ai entouré le stipe d'un voilage, il va empêcher les futures pontes. Pas très esthétique je vous l'accorde mais ce n'est que provisoire, il restera là juste le temps que les papillons cessent leur reproduction et l'année prochaine on verra bien, d'ici là il y aura peut-être de nouveaux moyens de lutte contre ce terrible envahisseur.

La glue mise au point par un chercheur de l'INRA serait la solution la plus efficace et quelques municipalités l'ont testée avec succès, il s'agit là d'une glu spécialement élaborée pour lutter contre le paysandisia archon mais qui, à ma connaissance,  n'est pas encore commercialisée. La glu arboricole que l'on trouve facilement sur le marché peut sans doute aider en attendant mieux mais elle n'est pas facile à passer sur le pseudo tronc et il faudrait en mettre sur les fibres car c'est là que le papillon pond ses oeufs.

Certains insecticides seraient eux aussi efficaces, le zolone DX en fait partie et vous l'avez peut-être utilisé: à suivre pour savoir quels sont les moyens les mieux adaptés à cette lutte.

Si vous êtes parvenu à sauver votre palmier,  n'hésitez pas à  faire connaitre votre méthode, cela pourrait s'avérer bien utile à tous ceux qui ont à combattre ce maudit papillon.