Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

21 mai 2011

Et si on divisait les nénuphars?

nénuphars,plante aquatique,bassin,jardin

 Qu'ils sont vigoureux ces nymphéas! Chaque rhizome se développe, finit par déborder du pot  et former une imposante masse compacte. La partie aérienne s'étale toujours un peu plus et recouvre toute la surface du bassin empêchant les échanges nécessaires à son bon équilibre. Il faut agir et  les diviser.

C'est un travail difficile car les rhizomes âgés sont durs et il n'est pas aisé de les casser pour obtenir plusieurs morceaux. Une année il avait fallu que j'utilise un gros couteau à dent de scie pour faire cette opération! Avant cela il avait fallu sortir la souche de l'eau et cela n'avait pas été une mince affaire...

Cette opération de division permet de faire à bon compte de nombreuses boutures. Les tronçons destinés à devenir de nouveaux pieds doivent avoir des racines et des pousses et  les parties abîmées doivent être enlevées: voilà pour l'indispensable.

Les morceaux de rhizome ainsi préparés sont à replanter dans des contenants dont on recouvre la surface de graviers avant de les remettre dans l'eau .

26 octobre 2010

Fin de vie pour la mante religieuse

mante religieuse2.png

Elle semblait alourdie par son gros abdomen mais ça ne l'a pas empêchée de se déplacer avec agilité et de faire quelques acrobaties!

mante religieuse.png

En automne, les mantes religieuses disparaissent peu à peu mais avant cela elles pondent des centaines d'oeufs protégés par une espèce de mousse qui durcit et les isole pendant quelques mois. La ponte a lieu un peu partout, je trouve ces nids d'oeufs contre les volets, entre les interstices des chambranles, sous de grosses pierres... une fois secs, ils sont difficiles à enlever et lorsque j'y parviens, ils laissent une trace.

Au printemps les petites mantes verront le jour et participeront à la lutte menée par le jardinier en chassant de nombreux insectes qu'elle dévore avec délectation. Regardez-la faire si vous en avez l'occasion, c'est un chasseur de premier ordre, elle s'immobilise, les pattes prêtes à saisir la proie et l'attaque est d'une rapidité aussi foudroyante que redoutable.

mante religieuse1.png

Il en reste peu au jardin, celle que j'ai photographiée ce matin s'était endormie pour toujours : décidemment l'automne est bien avancé et les mauvais jours se profilent à l'horizon!

08 octobre 2010

Du violet et du mauve au jardin

verveine.png

Le violet est une couleur qui ne laisse pas indifférent, certains l'aiment beaucoup, d'autres la détestent et l'évitent soigneusement. Associée au deuil, à la solitude, elle rebute certainement par ce simple aspect symbolique et pourtant elle offre une palette de nuances qui peut trouver sa place aussi bien dans la maison que dans le jardin.

Justement, en ce moment les fleurs violettes sont nombreuses et elles jouent avec tous les tons que présente ce coloris. Les solanums relèvent la couleur de leurs pétales en se permettant un beau coeur jaune, les pétunias sont toujours là et vont du violet le plus foncé au mauve clair, les ipomées continuent à fleurir les barrières de leurs couleurs éclatantes, quant aux verveines, elles forment un harmonieux mélange de violet pur et de bleu-mauve qui les rend irrésistibles. Et je n'oublie pas bien sûr mes chouchous, les fuchsias ni les magnifiques tibouchinas, ni les jolies pensées ...mais il y a beaucoup de plantes dont les fleurs portent cette couleur, vous les rencontrerez très certainement .

Ne négligez pas le violet, il vaut la peine d'être à l'honneur et puis il parait qu'il prête  à la méditation alors installez-vous au jardin, regardez vos fleurs et laissez vagabonder vos pensées!

 

04 octobre 2010

Visite surprise...

sauterelle.png

Un sautillement sur mon oreiller m'a réveillée en sursaut : une sauterelle verte s'était  invitée pour la nuit ! A vrai dire elle n'a pas eu l'air d'apprécier le fait d'être enfermée avec moi et c'était réciproque, j'ai donc tenté de l'attraper afin de la remettre dans le jardin. La petite bête ne s'est pas laissée  approcher comme ça, elle a bondi d'un côté, de l'autre, s'est positionnée en haut du mur, attendant que je sois près d'elle pour prendre son élan et aller se poser ailleurs. Pas facile, pas facile  de chasser la sauterelle à 3h du matin!

En désespoir de cause, lassée de gesticuler mais ne voulant pas dormir avec cette petite bête dans la chambre, j'ai jeté un voilage sur elle et c'est ainsi que je l'ai eue, il a ensuite suffit que je secoue le tissu dehors pour qu'elle s'en échappe et reparte en quelques bonds retrouver la fraîcheur du jardin.

Ce matin en ouvrant les volets j'en ai repéré une près de la terrasse, est-ce elle qui m'a tenue éveillée une partie de la nuit ?

Allez-donc savoir, elles se ressemblent toutes!

14 septembre 2010

Des impatiens "walleriana"pour une longue floraison

impatiens.png

Chaque année au printemps je craque pour ces plantes dont j'aime particulièrement la floraison abondante.  Rouges, orange, roses, blanches, mauves...à pétales de couleur unie ou panachée, aux fleurs  simples ou doubles, elles me plaisent toutes! Je les achète en petits godets vendus par 6 ou 10 et j'en rempli mes jardinières, en se développant elles forment un ensemble compact et bien fleuri. Faciles à vivre? oui mais il faut veiller à ne pas les installer en plein soleil car elles préfèrent l'ombre ou à la rigueur la mi-ombre . Et puis il faut leur donner suffisamment d'eau sinon elles montrent leur mécontentement en s'affaissant et en ratatinant feuilles et fleurs.

Leurs tiges sont fragiles, elles se brisent au moindre choc mais telle que vous me connaissez, vous vous doutez bien que j'en profite pour bouturer ce qui est coupé! Les petites tiges s'enracinent très facilement dans un verre d'eau il faut juste attendre un petit peu que la coupure sèche avant de mettre la bouture dans l'eau.

Et après? Quand les racines sont bien développées, il suffit de planter la nouvelle impatiens dans un pot rempli de bon terreau et de l'arroser copieusement , voilà, ce n'est pas bien compliqué!

08 septembre 2010

De la couleur avec les belles de nuit

belle de nuit.png

Quand je suis arrivée ici il n'y avait aucune belle de nuit dans le jardin. Quelques graines offertes par une voisine amie m'ont permis de combler cette lacune. Au  fil des ans elles se sont ressemées et ont des couleurs plus variées. Chaque année c'est la surprise : les coloris se mélangent et je découvre de nouvelles teintes. Cet été le jaune pâle et le rose fuchsia dominent pour former de larges taches colorées.

belles de nuit1.png

J'aime ces plantes, elles ne demandent aucun soin,  se plaisent partout où on les installe et fleurissent abondamment jusqu'à la fin de l'automne sans qu'il soit besoin d'enlever les fleurs fanées. Quelques arrosages pour celles qui sont éloignées des massifs et le tour est joué. Chaque année elles reviennent en plus grand nombre et les plus anciennes forment des touffes impressionnantes. Ici, les hivers sont doux il n'est pas utile de les protéger mais ailleurs, il faudra penser à étendre une couche de feuilles pour que le gel n'endommage pas les tubercules.

belle de nuit3.png

L'épisode cévenol que nous avons en ce moment ne les a pas épargnées, certaines courbent l'échine et d'autres sont carrément couchées sur le sol détrempé. A la première éclaircie je les relèverai et tenterai de les faire tenir droites en les calant ou en les attachant : du travail en perspective mais si je veux encore profiter de leur floraison je n'ai pas le choix!

 

01 septembre 2010

Bouturons les rhododendrons!

rhododendrons1.png

Je suis revenue d'un petit séjour dans les Pyrénées avec plein de boutures de rhododendrons dans ma valise. Cet arbuste ne se multiplie pas  facilement et  il ne faut pas être pressé car l'enracinement prend parfois plusieurs semaines. Ce n'est pas cela qui risque de me décourager.

Juste avant de partir, j' avais coupé des extrémité de tiges d'une quinzaine de centimètres et j' avais enlevé le maximum de feuilles.  Leur base enroulée  dans du sopalin mouillé (pour leur garder une bonne humidité), et protégée avec en plus une feuille de papier d'alu, elles ont été placées bien à plat dans un sac en plastique. Les boutures ainsi préparées voyagent bien mais il ne faut pas les oublier à l'arrivée!

Et ensuite?  Une fois de retour à la maison, il faut ( sans attendre)  défaire  l'emballage des  petites boutures, retailler les feuilles à leur extrémité, appliquer un peu de poudre d'hormone si on en a, enfoncer chaque petite tige dans un pot rempli de tourbe humide et arroser.

Pour mettre toutes les chances de mon côté, je pratique le bouturage à l'étouffée. Pour cela, je fiche des bouts de bâtons dans le substrat sur le pourtour du pot et je place ce dernier dans un sac plastique transparent que je ferme hermétiquement. Les bâtons sont là pour éviter que les feuilles ne soient en contact avec le plastique. Bien sûr, je laisse le pot bien à l'ombre et je patiente...

Essayez, c'est toujours amusant de préparer quelques boutures et quand en plus on les réussit alors là, c'est super!

 

27 août 2010

Le paysandisia archon. La lutte!

paysandisia archon1.png

Ce n'est pas tout d'avoir constaté de visu que cet épouvantable papillon était bien là, maintenant il faut agir ! Mais que faire? Renseignements pris, il parait qu'il existe maintenant quelques pistes pour essayer de lutter contre ce  fléau, mais le combat est difficile car les larves qui grignotent l'intérieur du palmier sont difficiles à atteindre. Bon, j'ai décidé de tenter le tout pour le tout, j'ai commencé par passer un bon moment à enlever le maximun de cocons que j'ai détruits, ce seront autant de papillons en moins qui viendront pondre sur le palmier.

palmier3.png

Avec un peu d'entrainement on les détecte vite, ils suffit de repérer les trous dans les  pétioles coupés, les cocons prêts à laisser partir leur hôte sont juste là. Mais bien sûr cela ne concerne malheureusement qu'une minorité de sujets et ce sont  ceux qui arrivent à la fin du stade larvaire. La plupart des larves sont profondément installées dans le palmier et le mangent petit à petit  avant de s'installer dans leur cocon.

Cette étape effectuée, je me suis décidée à utiliser le "palmanem" un produit bio contenant  des millions de petits nématodes. Mélangés à de l'eau et pulvérisés à la couronne, ils pénètrent au coeur du palmier et sont censés détruire les larves en 48 à 72 heures. Pourvu que ce soit efficace !   Comme je veux mettre toutes les chances de mon côté , j'ai entouré le stipe d'un voilage, il va empêcher les futures pontes. Pas très esthétique je vous l'accorde mais ce n'est que provisoire, il restera là juste le temps que les papillons cessent leur reproduction et l'année prochaine on verra bien, d'ici là il y aura peut-être de nouveaux moyens de lutte contre ce terrible envahisseur.

La glue mise au point par un chercheur de l'INRA serait la solution la plus efficace et quelques municipalités l'ont testée avec succès, il s'agit là d'une glu spécialement élaborée pour lutter contre le paysandisia archon mais qui, à ma connaissance,  n'est pas encore commercialisée. La glu arboricole que l'on trouve facilement sur le marché peut sans doute aider en attendant mieux mais elle n'est pas facile à passer sur le pseudo tronc et il faudrait en mettre sur les fibres car c'est là que le papillon pond ses oeufs.

Certains insecticides seraient eux aussi efficaces, le zolone DX en fait partie et vous l'avez peut-être utilisé: à suivre pour savoir quels sont les moyens les mieux adaptés à cette lutte.

Si vous êtes parvenu à sauver votre palmier,  n'hésitez pas à  faire connaitre votre méthode, cela pourrait s'avérer bien utile à tous ceux qui ont à combattre ce maudit papillon.

 

24 juillet 2010

Quelques boutures de lauriers-roses

laurier-rose3.png

Il y a longtemps que je n'avais pas multiplié mes lauriers-roses! Autrefois, je bouturais ces plantes chaque année et je préparais de petits pots que j'avais plaisir à donner à mes amies mais elles sont maintenant bien pourvues dans ce domaine.

Hier, ma soeur m'a demandé si je pouvais lui en préparer, du coup, ce matin de bonne heure, j'ai vite attrapé mon sécateur pour couper quelques petites tiges et les apprêter avant de les mettre dans l'eau.

Le laurier-rose peut se bouturer de deux façons, soit dans l'eau, soit dans un pot rempli d'un mélange de terreau et de sable, je préfère la première solution qui est rapide et qui me permet de réaliser de nombreuses boutures en même temps. La technique est simple, il suffit de couper des tiges de l'année et d'ôter toutes les feuilles en ne laissant que les deux ou trois dernières que l'on retaille à moitié, puis de laisser ces tiges  à l'air libre (à l'ombre bien sûr) pendant au moins 1/2 h pour qu'elles cicatrisent un peu.

Les boutures ainsi préparées sont mises dans des verres d'eau laissés dans un lieu clair et chaud. Les racines apparaissent assez rapidement . Quand elles sont suffisamment développées, alors il est possible de les installer dans des pots remplis de terreau.

15 juillet 2010

A découvrir : le fuchsia du cap

fuschia du cap.png

Cette plante n'a de fuchsia que le nom car elle appartient à une autre famille (celle des scrophulariacées) mais ses fleurs font penser à celles de certains fuchsias d'où cette appellation de fuchsia du Cap.  Acheté tout petit alors qu'il était dans un godet, le phygelius capensis (c'est son vrai nom botanique) que j'ai planté il y a 5 ans a grandi et fait des rejets que je laisse en place pour avoir une touffe plus importante.

Elancée,  avec des fleurs en trompettes regroupées en haut de chaque tige, cette plante vivace est jolie et ne me demande  que peu d'entretien. Ici le sol est bien drainant et cela lui convient parfaitement, je l'arrose régulièrement mais sans excès et je la taille en début de printemps. Ici les hivers ne sont pas très rigoureux donc je ne le protège pas mais si vous habitez une région où les gelées sont fortes, il vaudra mieux mettre un paillage à son pied.

C'est en été qu'on bouture cette plante, vous pouvez donc le faire dés à présent.