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29 septembre 2010

Pas un été sans ipomées!

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J'en sème chaque printemps au pied d'une barrière qu'elles se dépêchent de recouvrir et qu'elles agrémentent de leur jolie floraison. Les graines portées par le vent ou les oiseaux choisissent parfois des endroit insolites pour pousser et c'est ainsi que cette année j'ai des ipomées qui sont parties à l'assaut d'un laurier-rose. Ma foi, le rose pâle de ce dernier se marie bien au violet profond de ces ipomées voyageuses.

Regardez-les au petit matin quand leurs pétales soyeux jouent avec la lumière solaire, c'est tout simplement magnifique! Le décor qu'elles offrent dure quelques mois et se prolonge jusqu'à l'arrivée des premiers frimas , c'est un atout que j'apprécie tout particulièrement.

Floraison colorée et abondante, développement ultra rapide, cette grimpante qui n'a pas besoin qu'on l'aide pour s'élever est un sujet précieux au jardin et je ne saurai passer un été sans la voir s'épanouir ici. Voilà pourquoi je ramasse régulièrement les graines que je garde dans une petite boîte où elles attendront patiemment le mois d'avril. A faire les journées ensoleillées pour que les graines soient bien sèches sinon elles ne se conserveront pas.

 

 

14 septembre 2010

Des impatiens "walleriana"pour une longue floraison

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Chaque année au printemps je craque pour ces plantes dont j'aime particulièrement la floraison abondante.  Rouges, orange, roses, blanches, mauves...à pétales de couleur unie ou panachée, aux fleurs  simples ou doubles, elles me plaisent toutes! Je les achète en petits godets vendus par 6 ou 10 et j'en rempli mes jardinières, en se développant elles forment un ensemble compact et bien fleuri. Faciles à vivre? oui mais il faut veiller à ne pas les installer en plein soleil car elles préfèrent l'ombre ou à la rigueur la mi-ombre . Et puis il faut leur donner suffisamment d'eau sinon elles montrent leur mécontentement en s'affaissant et en ratatinant feuilles et fleurs.

Leurs tiges sont fragiles, elles se brisent au moindre choc mais telle que vous me connaissez, vous vous doutez bien que j'en profite pour bouturer ce qui est coupé! Les petites tiges s'enracinent très facilement dans un verre d'eau il faut juste attendre un petit peu que la coupure sèche avant de mettre la bouture dans l'eau.

Et après? Quand les racines sont bien développées, il suffit de planter la nouvelle impatiens dans un pot rempli de bon terreau et de l'arroser copieusement , voilà, ce n'est pas bien compliqué!

27 août 2010

Le paysandisia archon. La lutte!

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Ce n'est pas tout d'avoir constaté de visu que cet épouvantable papillon était bien là, maintenant il faut agir ! Mais que faire? Renseignements pris, il parait qu'il existe maintenant quelques pistes pour essayer de lutter contre ce  fléau, mais le combat est difficile car les larves qui grignotent l'intérieur du palmier sont difficiles à atteindre. Bon, j'ai décidé de tenter le tout pour le tout, j'ai commencé par passer un bon moment à enlever le maximun de cocons que j'ai détruits, ce seront autant de papillons en moins qui viendront pondre sur le palmier.

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Avec un peu d'entrainement on les détecte vite, ils suffit de repérer les trous dans les  pétioles coupés, les cocons prêts à laisser partir leur hôte sont juste là. Mais bien sûr cela ne concerne malheureusement qu'une minorité de sujets et ce sont  ceux qui arrivent à la fin du stade larvaire. La plupart des larves sont profondément installées dans le palmier et le mangent petit à petit  avant de s'installer dans leur cocon.

Cette étape effectuée, je me suis décidée à utiliser le "palmanem" un produit bio contenant  des millions de petits nématodes. Mélangés à de l'eau et pulvérisés à la couronne, ils pénètrent au coeur du palmier et sont censés détruire les larves en 48 à 72 heures. Pourvu que ce soit efficace !   Comme je veux mettre toutes les chances de mon côté , j'ai entouré le stipe d'un voilage, il va empêcher les futures pontes. Pas très esthétique je vous l'accorde mais ce n'est que provisoire, il restera là juste le temps que les papillons cessent leur reproduction et l'année prochaine on verra bien, d'ici là il y aura peut-être de nouveaux moyens de lutte contre ce terrible envahisseur.

La glue mise au point par un chercheur de l'INRA serait la solution la plus efficace et quelques municipalités l'ont testée avec succès, il s'agit là d'une glu spécialement élaborée pour lutter contre le paysandisia archon mais qui, à ma connaissance,  n'est pas encore commercialisée. La glu arboricole que l'on trouve facilement sur le marché peut sans doute aider en attendant mieux mais elle n'est pas facile à passer sur le pseudo tronc et il faudrait en mettre sur les fibres car c'est là que le papillon pond ses oeufs.

Certains insecticides seraient eux aussi efficaces, le zolone DX en fait partie et vous l'avez peut-être utilisé: à suivre pour savoir quels sont les moyens les mieux adaptés à cette lutte.

Si vous êtes parvenu à sauver votre palmier,  n'hésitez pas à  faire connaitre votre méthode, cela pourrait s'avérer bien utile à tous ceux qui ont à combattre ce maudit papillon.

 

15 juillet 2010

A découvrir : le fuchsia du cap

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Cette plante n'a de fuchsia que le nom car elle appartient à une autre famille (celle des scrophulariacées) mais ses fleurs font penser à celles de certains fuchsias d'où cette appellation de fuchsia du Cap.  Acheté tout petit alors qu'il était dans un godet, le phygelius capensis (c'est son vrai nom botanique) que j'ai planté il y a 5 ans a grandi et fait des rejets que je laisse en place pour avoir une touffe plus importante.

Elancée,  avec des fleurs en trompettes regroupées en haut de chaque tige, cette plante vivace est jolie et ne me demande  que peu d'entretien. Ici le sol est bien drainant et cela lui convient parfaitement, je l'arrose régulièrement mais sans excès et je la taille en début de printemps. Ici les hivers ne sont pas très rigoureux donc je ne le protège pas mais si vous habitez une région où les gelées sont fortes, il vaudra mieux mettre un paillage à son pied.

C'est en été qu'on bouture cette plante, vous pouvez donc le faire dés à présent.

09 juillet 2010

Pensons au troène

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Comment ce troène est-il arrivé dans le jardin? Je ne sais pas mais ce qui est sûr c'est qu'il s'y est invité car je ne l'ai pas planté! Il est bien installé maintenant et restera là.  Ma foi, il a bien fait d'élire domicile ici, son feuillage persistant est agréable en hiver et en ce moment il embaume avec ses grappes de fleurs blanches-crème qui attirent les abeilles. Après la floraison apparaitront les petits fruits ronds, qui deviendront noirs en mûrissant, les oiseaux en raffolent et s'en nourrissent tout l'hiver.

Si vous voulez composer une haie avec des troènes ou tout simplement en installer un dans un coin de votre jardin, sachez que cet arbre de taille modeste (3m quand il est adulte) est peu exigeant sur la nature du sol et il supporte même le calcaire, ce qui est loin d'être le cas pour de nombreux végétaux. Il se taille bien, est peu sujet aux maladies et se marie facilement à d'autres arbustes pour former de belles haies libres.

Franchement, c'est un sujet auquel il faut penser quand on aime les arbustes décoratifs toute l'année.

02 juillet 2010

Quand l'acacia se montre envahissant...

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Cet automne il avait été sévèremet élagué car il était devenu  impressionnant et faisait trop d'ombre à mes massifs.

Est-ce dû à la froidure inhabituelle de l'hiver que nous avons eu? Toujours est-il qu'il a mis beaucoup de temps à refaire des  pousses, mais il est reparti d'un coup avec une grande vigueur. Il a maintenant une belle ramure en forme de boule plutôt esthétique.

Le problème avec cet arbre est qu'il émet de nombreux rejets et parfois même assez loin du tronc. J'arrache tous ceux que je vois mais il en sort toujours  par-ci par-là et ils poussent à la vitesse grand "V"! Au palmarès  des arbres à  croissance rapide, l'acacia se place sans problème dans les premiers.

Ces nouveaux sujets ont des épines molles qui durcissent quand les tiges grandissent et ils sont solidement ancrés dans le sol. Si vous attendez trop pour enlever ces importuns, vous aurez bien du mal à les déloger.

Enfin bref, tout ça pour vous mettre en garde contre cet arbre qui a certes un joli feuillage et surtout une belle floraison mais qui doit être surveillé sous peine de squatter tout le jardin.

23 juin 2010

Les cigales : enfin les voilà!

Cigales, vous êtes drôlement en retard cette année!

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En 2009 les cigales étaient arrivées début juin et voilà que cette année elle se sont fait attendre! L'été est là officiellement depuis quelques jours et il nous manquait quelque chose, mais oui c'était trop calme, l'air ne résonnait pas des stridulations incessantes de nos chères chanteuses. Enfin les voilà, les premières se sont manifestées ce matin et je suis toute contente de les entendre.

Bien sûr, elles ne sont pas encore très nombreuses et leur chant n'est que sporadique mais d'ici quelques jours, le jardin va bruire et ce sera comme cela jusqu'à la fin du mois d'août ou au mieux au début du mois de septembre.

Ciel bien bleu, soleil et cigales : le trio gagnant de l'été est réuni dans le midi!

 

 

 

22 juin 2010

La division du strelitzia


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Certains ne les aiment pas, les jugeant trop artificiels, d'autres adorent leurs couleurs vives et leur forme qui rappelle un tête d'oiseau, c'est selon. Moi, j' aime bien les strelitzias et je guette toujours l'apparition des boutons floraux. Je me souviens de ma déception quand la première année, les boutons avaient avortés. C'était de ma faute, je n'avais pas respecté le repos hivernal de cette plante. Depuis cet épisode, ils fleurissent régulièrement 2 fois par an et a un rythme de vie bien réglé : d'avril à novembre ils sont dehors puis  passent ensuite la mauvaise saison dans une pièce très claire, non chauffée mais hors gel.

Actuellement en pleine floraison, mes strelitzias ont  eu droit ces dernières années à un surfaçage avec apport de bon terreau. Il faudrait diviser les touffes car elles sont devenues trop importantes et les plantes sont maintenant un peu à l'étroit dans leur grand bac.  Cela fait 3 ans que je reporte cette opération mais là, je suis décidée à agir car la floraison finira par en pâtir. Je vais attendre que les fleurs soient toutes fanées et je  procéderai à la séparation des rhizomes, ça ne va pas être très facile vu la grosseur des  touffes et en plus il va falloir faire bien attention d'effectuer des coupes franches.

Chaque partie coupée doit comporter des racines et des feuilles : ça, c'est indispensable! Vu la taille actuelle de mes strelitzias,  je vais me retrouver avec quelques plantes supplémentaires qu'il va falloir replanter et soigner mais si je me débrouille bien ( si je n'abîme pas les racines)  ces nouvelles plantes devraient fleurir l'année prochaine, alors ça vaut quand même la peine de se décarcasser!

 

 

18 juin 2010

Nigelles de Damas : le spectacle continue!

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Mais oui, certaines plantes restent décoratives même quand leur floraison est terminée et c'est le cas des jolies nigelles de Damas dont on aime la structure légère et complexe des fleurs.

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Fin de floraison en juin et ici, ça y est les pétales sont tous partis mais la plante développe ses graines à l'intérieur d'une capsule très décorative qui ressemble à un petit ballon hérissé d'antennes. Quand les graines seront arrivées à maturité, l'enveloppe s'ouvrira pour les laisser s'échapper. Elles vont tomber au sol ou être portées par le vent et s'enfouiront dans le sol où elles passeront l'hiver. Au printemps c'est toujours la surprise : on découvre des plants dans de nouveaux endroits, ce qui n'est pas pour me déplaire. Cette année elles sont sorties du massif où elles avaient été semées à l'origine pour venir squatter les abords de l'allée un peu plus loin. Pousser dans les graviers, quelle drôle d'idée mais comme je ne voulais pas me priver de leur floraison, je les ai laissées là,  mais maintenant par contre je ne vais pas attendre qu'elles se ressèment sinon l'année prochaine c'est toute l'allée qui sera colonnisée!

je vais patienter encore un peu, juste le temps  que les graines mûrissent et puis j' enlèverai les nigelles de ce lieu mais je ne vais pas les jeter, je vais les poser par terre là où j'aimerai bien les voir au printemps prochain.  Il y aura bien quelques graines qui tomberont et qui donneront de nouvelles plantes l'an prochain.

15 juin 2010

Dernières fleurs d'ancolies

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En ce mois de juin, elles finissent leur floraison et vont bientôt disparaitre pendant plusieurs mois pour se réveiller au printemps prochain. Certains sont dépités de les voir laisser un vide dans leur massif, d'autres leur reprochent de se ressemer n'importe où, mais tout le monde s'accorde à leur reconnaitre beauté et légèreté. Dans ce jardin familial, il y en a un peu partout y compris contre le mur de la maison, là où contre toute attente, des graines ont choisi de s' installer.

Visiblement elles se plaisent dans ce sol riche et profitent d'une exposition légèrement ombragée qui leur convient très bien. Laissez-les mener leur vie librement et se ressemer naturellement mais si vous avez peur d'en trouver partout, limitez leur désir d'expansion en coupant les fleurs fanées avant que les graines ne se forment.